NSFS-269 est, peut-être, tout simplement l’un des JAV les plus ambitieux de Tomitake Taro. Les scènes dialoguées sont abondantes, les protagonistes nombreux, les décors multiples et variés : chantiers, voiture, bureaux, dortoir… Et même des extérieurs la nuit… Tout cela pour royalement documenter la déchéance de An, le personnage interprété par l’excellente Komatsu An.
Le film commence par un couple en grande discussion… L’option de s’installer quelque temps avec les ouvriers de l’entreprise pour économiser sur les dépenses quotidiennes ne les ravit pas. Mais les finances sont au plus bas. Néanmoins, dans le dortoir, tout se passe plutôt bien. Finalement, les hommes avec lesquels le couple partage la grande pièce de vie se révèlent de joyeux bougres. Jusqu’au jour où une grosse somme d’argent disparaît… Lorsque l’enveloppe et les billets refont surface dans la sacoche du mari de An, le patron, puis les ouvriers, profitent de la situation pour transformer la jeune femme en défouloir sexuel. La culpabilité ou l’innocence du mari semblent désormais bien dérisoires…
NSFS-269 permet d’apprécier les talents de mise en scène de Tomitake Taro. Le réalisateur développe savamment la situation qui dégénère autour de la pauvre An. D’abord, la jeune femme subit le viol du patron pendant que le bras droit de ce dernier maintient le mari au sol. Ensuite, les ouvriers se jettent sur la pauvre victime comme des bêtes affamées dans le dortoir, la nuit même. Les choses deviennent plus perverses par la suite… Ainsi, le lendemain, An doit accompagner les hommes sur le chantier. Là, elle attend dans la camionnette et chacun lui rend visite à tour de rôle pendant la pause. Pour bien signifier sa nouvelle fonction, son jean est découpé à l’entrejambe et c’est ainsi accoutrée qu’elle doit désormais s’occuper des tâches ménagères.
Le mari n’est pas en reste. Passé à tabac, déshonoré, il est désormais un poids pour l’entreprise. Ce qui ne l’empêche pas de devoir subir la vision de son épouse aux prises avec une demi-douzaines d’hommes surexcités.
Ainsi, et avec un certain raffinement, le scénario élabore les prétextes qui introduiront les scènes X, jamais gratuites.
Quant à la dimension dramatique de l’histoire, elle se révèle indubitablement rendue possible par l’excellente interprétation de Komatsu An qui affectionne et excelle dans ces rôles d’épouse avilie.

















