Dans NSFS-223, le personnage interprété par Abe Tomohiro subit une agression en rentrant chez lui après un dîner chez son patron : un inconnu asperge son visage d’un produit dangereux. Le malheureux sort défiguré du forfait. Sans état d’âme, son patron fait même le choix de le licencier. Abe, revanchard, décide de ne pas se laisser faire. Cagoulé, il se met en tête de faire pression sur la femme de son ancien employeur. Son objectif : l’obliger à céder à ses avances.
Entre dégoût et remords, la frêle Komatsu An va s’exécuter. Une étrange relation s’installe entre eux deux qui se mettent en tête de rejouer La Belle et la Bête.
Force est de constater que la pornographie prend trop de place par rapport aux réflexions psychologiques que pouvait éventuellement souhaiter afficher Nagae. Les ambitions sont minimales, même si NSFS-223 bénéficie d’une réalisation confortable pour un porno. Les décors bon chic bon genre de l’appartement d’Abe Tomohiro apportent une élégance indéniable à l’ensemble. Malheureusement, on aurait aussi aimé voir Abe Tomohiro commenter son viol en arborant son visage défiguré.
Le sujet aurait pu amener le réalisateur à s’interroger sur qui est véritablement la Bête. Est-ce Abe mutilé qui se venge en violant l’épouse de son parton ? Ou le mari qui licencie son proche collaborateur dans le besoin ?
Reste la fascination que peut exercer le corps de Komatsu An. Maigre, filiforme, grande et élancée, l’idole est superbement mise en valeur dans des scènes de sexe plus gracieuses que violentes ou dérangeantes.


















