Comme il fantasme sur des saynètes adultérines, Kentaro suit les conseils de son patron et emmène son épouse à la maison des cocus… Une institution spécialement inventée pour NSFS-187 et qui va enthousiasmer le bonhomme au-delà de tout espoir puisque que son boss a également invité ses clients les plus fidèles à y passer quelques heures…
Il n’en faut pas plus pour justifier 120 minutes remplies de séquences délicieusement subversives. Par exemple, le mari emmène son épouse à la salle de bain en laissant la porte ouverte pour qu’elle puisse se laver sous les yeux des clients. Plus loin, l’époux s’éclipse prétextant un mal de ventre, laissant la place aux autres hommes qui se jouent la dame au Shifumi. Ou encore : Le légitime se réveille au petit matin après un paisible sommeil et constate avec plaisir que sa compagne est toujours la reine du bal…
La dame, c’est Komatsu An… Superbe. Naturelle, elle dispose d’un corps très mince. Son jeu garantit à cette histoire fantasmagorique une certaine crédibilité grâce à l’évolution vraisemblable de son attitude… Ainsi, d’abord choquée puis surprise, elle prend finalement goût à sa situation.
Les acteurs qui papillonnent autour d’elle représentent, quant à eux, ce qui se fait de plus trivial dans le X nippon. Il ne s’agit pas de superbes mecs, juste des hommes normaux, communs, sympathiques… comme l’atteste une séquence où ils s’amusent et sont aussi drôles qu’inoffensifs.
Avec NSFS-187, Nagae s’éloigne des analyses sociologiques et propose un petit délire surnaturel excellemment mis en scène.


















