Dans NSFS-436, Mitzuki (Ogata Mizuki) est enseignante. Depuis la mort de son mari, elle élève seule son fils Azuma. Pour Mitzuki, être un homme, un vrai, c’est être capable de contrôler ses pulsions. C’est pourquoi elle a élevé Azuma à la dure. Le résultat lui donne raison : Son fils fait des prodiges à l’école. Pour célébrer sa réussite scolaire, Mitzuki et Azuma s’offrent un week-end à la campagne. Dans l’auberge, ils rencontrent deux camarades de classe d’Azuma. Après une soirée bien arrosée, Mitzuki va dangereusement se laisser aller en célébrant à sa façon le succès de ses préceptes éducatifs…
Éduquer ses enfants à la dure, pourquoi pas, mais dans ce cas, encore faut-il faire preuve de cohérence et donc d’incarner le type de personne que l’on souhaite ériger comme modèle. Durant toute sa vie de mère, Mitzuki est parvenue à personnifier cette personne droite qui ne succombe jamais à ses instincts frivoles et futiles qui, si souvent, nous font nous écarter du chemin de la vertu. Cette fois-ci, malencontreusement, ce que Mitzuki va apprendre à son fils, c’est que l’on peut aussi échouer.
NSFS-436 est un JAV peu ambitieux sur la forme. Quatre acteurs se partagent les quelques rôles disponibles. Trois seulement participeront aux ébats qui se comptent sur les doigts d’une main. D’une durée avoisinant la centaine de minutes, la partie dialoguée se révèle particulièrement courte pour un Nagae Style. Tout cela pour dire que sur un sujet identique, NSFS-405 avec Toyosaki Kiyoka et déjà réalisé par Tameike Goro- s’avérait beaucoup plus spectaculaire et ambitieux.
Ceci dit, NSFS-436 a pour lui le réalisme. Par exemple, c’est Mitzuki qui invite les amis de son fils à batifoler, à aucun moment il n’est question d’un faux viol. Quant à son fils, jamais invité à participer aux ébats, il ne se masturbe pas non plus en voyant sa mère s’amuser avec ses amis.
Ce réalisme permet à NSFS-436 de se concentrer sur son concept. En particulier sur la contradiction entre les passions qui nous enflamment et l’image que l’on souhaite donner de nous à l’extérieur. Car, en vérité, pourquoi contraindre ses passions, en particulier lorsqu’elles s’avèrent inoffensives ?


















