Dans START-434, il est question de stopper le temps. Étrange pratique figurant dans une catégorie très populaire dans le JAV, permettant de filmer des joutes sexuelles avec des partenaires restant parfaitement immobiles. Dans ce genre bizarre, Yazawa Reshi-bu nous avait déjà livré les excellents START-196, qui racontait le procès d’une femme arnaqueuse, et surtout START-265, où Minamo subissait la vengeance d’un clodo exploitant son don à mauvais escient.
Pour START-434, Shibasaki Haru incarne également une SDF et livre une prestation franchement mémorable. Le personnage que l’actrice dépeint ici se révèle, ni plus ni moins, que l’équivalent en version JAV du personnage de Benoît Poelvoorde dans C’est arrivé près de chez vous. Dans le film culte des années 90, une équipe de cinéastes suivait un tueur en série accomplissant ses sinistres exactions. Le docu-fiction belge faisait preuve de beaucoup d’humour noir, ce dont ne se dispense pas non plus START-434.
Tout comme son illustre prédécesseur, Haru dispose de ses congénères pour s’amuser. Sauf que la jeune femme est une véritable obsédée sexuelle. Ainsi, dans son antre, un appartement bordélique croulant sous les sacs poubelle, elle cache deux hommes sous les immondices. Elle utilise les malheureux qu’elle a figés dans le temps pour se soulager. Précisons qu’il n’est pas essentiellement question ici de besoins sexuels…
Tout comme dans C’est arrivé chez vous, Haru kidnappe ses victimes et commente ses méfaits tout en utilisant leur corps pour se faire plaisir. Dénuée de toute morale, Haru n’hésite pas non plus à humilier les malheureux. Ainsi, elle titille l’anus d’un beau mâcho bien bâti pour ensuite lui faire avaler son sperme avant de le ranger parmi ses autres trophées masculins dans une poubelle, tête en bas.
Dans la deuxième partie, Haru décide de se venger de ses voisins qui en ont assez du boucan duquel, sans gêne, elle se rend responsable. Enfin, le final montre la jeune femme briller par son sadisme pervers en s’invitant dans une famille. Le niveau d’immoralité atteint alors son paroxysme.
Notons que la réalisation de START-434 s’avère parfaitement à la hauteur, permettant de pleinement profiter de la prestation terrifiante, immorale mais surtout sublime de Shibasaki Haru. Pour l’occasion, l’actrice s’enlaidit carrément en se parant de loques et en affichant des taches de crasse, au point qu’on a parfois la sensation que la mauvaise odeur qu’elle dégage traverse l’écran.
L’un des films les plus tordus de l’année.


















