Dans URE-105, la magnifique et pulpeuse Non (Ohana Non) découvre que Ozawa (Toru Ozawa) la convoite et fomente même un stratagème pour faire de sa belle-fille sa maîtresse. Et maintenant que la jeune mariée a mordu à l’hameçon, le beau-père se met en tête de faire son éducation. Un apprentissage qui commence par des jeux de cordes et se termine par la rencontre avec un vieux monsieur…
De manière surprenante, Toru Ozawa incarne un incorrigible et presque attachant érotomane, obsédé par l’épouse de son rejeton. L’objet de toutes ses attentions ne dresse pas beaucoup d’obstacles pour empêcher sa conquête… Mais il est vrai que le polisson sait se montrer prodigieusement insistant. Quoi qu’il en soit, la petite Non accepte son destin sans trop se plaindre, permettant à URE-105 de rester dans le cadre de la comédie frivole.
URE-105 évite effectivement de faire preuve de sérieux… Les excentricités de ce bon vieux Toru Ozawa sont trop grossières.
Mais c’est surtout Ohana Non qui frappe les esprits. L’idole se révèle dans toute sa splendeur. Le contraste entre les attitudes empruntées de jeune épouse innocente qu’elle adopte et son corps à damner un moine se révèle franchement irrésistible. En particulier lors de la dernière scène où elle porte un corset noir.
Ses cheveux coupés mi-court s’adaptent en outre avec merveille à son personnage. Et Kitorune Kawaguchi, excelle derrière sa caméra, capte avec désinvolture des images d’un érotisme léger comme les mèches de cheveux qui ondulent sur la joue de la belle lors d’une levrette.
La durée excessive de URE-105 (3 h 20 !) diminue l’impact des scènes X et tempère la bonne impression laissée par les frasques de nos héros, mais qui peut résister à Ohana Non ?


















