Dans START-301, Mei (Miyajima Mei) vit avec son frère Hajime (Ichi) chez ses parents. Alors qu’il est en pleine réussite scolaire, sa soeur ne peut pas en dire autant. Un échec qui lui vaut les remontrances des parents. Fatigué par cette ambiance, le garçon quitte la table du dîner et descend en ville où il rencontre Sugai (Loves), un camarade de classe qui va s’imposer au point de se montrer ingérable. En effet, une fois invité par Hajime à monter dans l’appartement familial, Sugai s’empare sans gène des objets de valeur des parents, comme le précieux vase d’une époque indéfinie et même MEi qu’il va même finir par violer…
START-301, c’est avant tout un excellent trio d’acteurs fonctionnant à merveille devant la caméra de Cosmo Attack Watanabe. Une poignée de séquences s’avèrent même remplie d’une tension palpable, comme celle du petit déjeuner qui se déroule juste après le viol. Le basculement psychologique de Mei qui ne se voit plus alors que comme un simple objet frappe l’esprit. Raillée par ses parents, violée par un vaurien, elle accepte de ne plus décider du cours de sa vie…
Dès lors, Mei entretient une relation suivie avec son agresseur, Un type insupportable, Sugai, avec qui elle va faire l’amour dans la chambre jouxtant celle de Hajime. Soeurette n’hésite pas à faire du bruit pour augmenter la gène de ce frère studieux, dont elle jalouse la réussite et, quelque part, qu’elle rend responsable de sa chute.
Un soir, en rentrant tard des cours, Hajime va surprendre sa soeur et Sugai. Les choses vont prendre une tournure non prévue… Suit alors une scène sulfureuse, d’une petite heure, qui serait gratuite et immorale s’il n’y avait pas la prestance des trois protagonistes. Tous restent dans leur personnage et ne se livrent pas à des excès extravagants, comme dans un porno de base.
START-301 prend beaucoup de soin pour installer ce point culminant du film, multipliant les séquences dialoguées pour approfondir la psychologie des protagonistes, en particulier Mei et Hajime. Le sérieux de l’entreprise permet de croire à cette histoire indécente qui nous est contée puisque la réalisation se met au diapason de ses acteurs. Ainsi, certaines séquences font preuve d’imagination comme lorsque l’écran se scinde en deux pour montrer sur le même plan la chambre de Hajime où il étudie et celle de Mei qui batifole avec son petit copain.
















