Après avoir accueilli et s’être amouraché d’un succube dans le fascinant START-114, on retrouve l’étonnant Goro pour un START-198 où il s’illustre cette fois-ci en savant fou créant le premier robot femelle de l’histoire de l’humanité : RICO. Pas très ambitieux, Goro se contente d’utiliser l’androïde pour ses besoins quotidiens. Des formalités habituelles incluant le sexe bien sûr, mais aussi jouer aux cartes, brosser les dents ou laver le dos… Triste démonstration de notre dépendance à la technologie…
Si Goro prend la peine d’enseigner les bases à son nouveau joujou, RICO s’avère également capable d’apprendre seule et développe même des velléités d’indépendance. Ainsi, après une fugue se terminant sur les trottoirs de la ville endormie, Goro récupère et châtie l’impudente. Mais il est écrit que l’intelligence artificielle aura la peau des hommes…
En 95 minutes, le réalisateur Yuukan nous épate à nouveau, lui qui avait livré l’excellent START-902 où Natsume Hibiki se mettait en tête de sauver celui qui s’était rendu coupable de sa propre agression sexuelle.
Sans équivalent, START-198 installe son récit dans des décors qui, dans une certaine mesure, font illusion. D’ailleurs, Ed Wood n’aurait certainement pas renié les éclairages qui nimbent le laboratoire scientifique de Goro et permettent même de faire illusion dans une science-fiction désuète et attachante.
Petit bijou, START-198 échappe pourtant au statut de chef-d’oeuvre, peut-être de façon injuste puisque la principale raison s’avère les réflexions du savant en plein doute, ou encore les interactions entre Goro et sa création, incompréhensibles si l’on ne maîtrise pas la langue. Peut-être aussi parce que la présence de la bien jolie Hoshino Riko, active depuis octobre 2022, s’avère peu active et faiblement mise en lumière, en particulier lors des séquences X. Mais, là encore, c’est pour respecter la cohérence du script eu égard à sa constitution.




















