SONE-920 se déroule au début du XXe siècle… Considérée comme impure, une jeune fille est bannie du village. Plusieurs années plus tard, les récoltes de l’été se révèlent particulièrement mauvaises, au point que les villageois craignent de ne pas pouvoir passer l’hiver. Afin d’apaiser la colère des Dieux, ils décident de procéder à un sacrifice sexuel. C’est à ce moment-là qu’ils se souviennent de la jeune fille qu’ils ont rejetée et qui vit seule aux abords du village…
Sauf qu’il va y avoir erreur sur la personne : impossible de transformer Miru en sacrifiée repentante. Pire, non seulement Miru se montre satisfaite d’être prise par les hommes du village mais, en plus, en demande constamment davantage.
On appréciera vivement que SONE-920 mette tout en œuvre pour rendre son histoire crédible : extérieurs dans la cambrousse sauvage nippone, scène de nuit autour d’un feu de camp, masques rigolos portés par les autochtones, nombre important de protagonistes…
Le film s’offre même le luxe de parfois verser dans la poésie, comme lorsque, désormais conquis, les hommes tentent de s’approcher de Miru mais n’arrivent à pas atteindre celle qu’ils ont érigé au statut de déesse…
Car, au-delà de son histoire insolite, SONE-920 s’intéresse à décrire la femme comme irrésistible objet de désir pour les hommes. En réalité, les femmes ne sont ni diaboliques ni des déesses, mais tout de même capable de rendre les hommes fous. En acceptant ce pouvoir, Miru parvient à s’épanouir mais signe par la même occasion la perte des hommes qui, comme les papillons attirés par la flamme, se brûlent immanquablement les ailes.
Pour revenir sur terre, précisons que les scènes de gang bang s’avèrent ici plutôt impressionnantes, grandement aidées par la performance magistrale de Miru qui usurpe aucunement son statut de divine créature.


















