Dans ROE-224, le mari sait que son épouse a une liaison avec un autre homme. En revanche, ce qu’il ignore, c’est l’identité du malotru et depuis combien de temps cette histoire extraconjugale perdure. Pour en avoir le cœur net, il prend la terrible décision de séquestrer son épouse. Attachée au lit, il compte bien la faire parler.
ROE-224, c’est d’abord un excellent véhicule pour Seo Reiko qui brille ici de mille feux, alternant différents rôles sans aucun problème.
D’abord celui de femme au foyer. Là, elle découvre sa libido, grâce au masseur de son mari… Qui devait initialement s’occuper des problèmes de circulation du malheureux…
Plus tard, elle se révèle tout aussi parfaite en femme d’âge mûr qui se refuse à ce jeune homme impétueux. Bien sûr, elle se révélera incapable de contenir ses désirs.
Séquestrée par son époux, et attachée à son lit, elle est tout aussi surprenante en prisonnière effrayée et apeurée. En particulier lorsque son mari sombre dans la folie, au cours de quelques séquences où il se met à fixer avec frénésie ce sexe où est entré cet indésirable inconnu. Ou encore lorsqu’il commence la lecture à voix haute du journal intime de sa prisonnière en sa présence.
Enfin, libérée de ses entraves, la captive se transforme une femme libre dans tous les sens du terme lors d’un final explosif.
Un sujet passionnant, proposant même une chute finale surprenante.
La réalisation de Kitorune Kawaguchi, se montre, quant à elle, parfaitement à la hauteur. Par exemple, le choix des couleurs en particulier tombe particulièrement juste. La couleur bordeaux et des nuances de marron dispensent une ambiance feutrée à ce drame à trois. En particulier lorsque les deux adultérins se cachent pour commettre leur méfait. L’atmosphère s’assombrit encore lorsque, dans le lit conjugal, les trois protagonistes s’affrontent pour surmonter la crise, entre amour, haine et désir.
Au final, ROE-224 exploite un filon connu du JAV mais en le portant au summum de ce que le genre peut faire. Une réussite totale.


















