Dans NSFS-256, Reina (Hirokawa Reina) et son mari gèrent une entreprise de nettoyage. Leur ménage jouit d’une existence paisible et heureuse. Ils décident alors de recueillir Abe (Tomohiro Abe), une vieille connaissance qu’ils découvrent devant leur demeure en train de mendier.
Pour aider leur ami à se remettre en selle, le couple lui propose un emploi au sein de leur petite entreprise… Mais, très vite, Abe se révèle peu assidu à la tâche. Le lendemain matin, le nouvel embauché oublie même de se réveiller. En outre, Reina découvre de la nourriture volée dans la chambre du bonhomme. Ce n’est que le début des problèmes.
Les SDF sont peu nombreux au Japon, principalement parce qu’ils logent dans des espèces de cases bon marché. Cette solution ne peut en aucune façon faire office de domicile mais, cyniquement, suffit à garantir une adresse.
Ainsi, lorsque Abe viole Reina, peut-être est-il aussi possible d’y voir une violente réaction contre leur bonheur insolent. Une joie de vivre que le couple affiche sans se soucier franchement du malheur des autres. En effet, lorsque la misère d’Abe s’impose à notre couple de bourgeois, ceux-ci se contentent de proposer du travail, sous-entendant que les malheureux sont dans la rue parce qu’ils sont fainéants, s’économisant ainsi la recherche d’autres explications.
Il n’est pas certain que la condition des SDF soit franchement le sujet de NSFS-256. Néanmoins, le métrage peut faire émerger ce type de réflexions. Quoi qu’il en soit, le film de Tomitake Taro se laisse voir sans déplaisir et pas seulement en raison des scènes X parfaitement mises en image, ou aux décors nombreux et variés. Le talent des acteurs assure la bonne tenue de l’ensemble. En effet, tous les trois génèrent des situations de plus en plus dramatiques, dirigeant inexorablement l’intrigue vers la seule conclusion possible lorsque la libido de madame se révèle enfin à elle.



















