Dans NSFS-191, Satoshi, le mari de Mio Megu, rêve d’indépendance : il souhaite faire prospérer sa propre entreprise. Malheureusement, il vit dans une société traditionnelle. Au Japon, il n’est pas bon de vouloir s’émanciper du patriarche. Ainsi, comme la décision du fils met en péril l’entreprise du père, Satoshi doit mettre un terme à ses ambitions personnelles et revenir travailler sous les ordres de papa.
La bravade du fiston ne sera pas sans conséquence. Son ami Yoshimura qui l’a fidèlement suivi dans cette aventure, va payer les pots cassés. En effet, le père ne lui pardonne pas cette trahison et met à la porte l’employé traître.
C’est bien connu, les malheurs n’arrivent jamais seuls. C’est à ce moment précis que l’épouse de l’employé licencié décide de sombrer dans un profond coma. Dès lors, sans emploi, le garçon, accablé, doit donc de surcroît soigner sa femme à la maison ; la misère guette. Naturellement, Mio, l’épouse de Satoshi qui a au moins eu la chance d’être réintégré dans l’entreprise du père, ne sait rien de tout cela… Avant de rencontrer Yoshimura dans la rue. Choquée, Mio apprend les conséquences des ambitions de son mari et décide de compenser ses errements…
Tomitake Taro nous livre régulièrement des JAV intéressants, surpassant largement leur statut d’oeuvre pornographique. NSFS-191 ne déroge pas à la règle. Le faible nombre de scènes pornographiques démontre qu’elles ne servent ici qu’à illustrer les relations hypocrites que nous menons entre humains. En effet, entre les désirs d’émancipation envers les parents, les rêves de réussite promise par nos sociétés, tout n’est finalement qu’individualisme. L’échec de Satoshi provoque la chute de son fidèle collaborateur ? Qu’importe ! Si Satoshi est une victime, il s’avère peu fréquentable. Difficile de ressentir de la compassion pour sa douleur.
Dans cette affaire, le personnage interprété par la jolie Mio Megu n’est qu’un outil. Son désir honorable de rétablir l’erreur de son mari est détourné en instrument de vengeance. L’expérience démontre surtout l’innocence de Mio, sa naïveté et à quel point elle n’a rien compris au fonctionnement des hommes.
Quoi qu’il en soit, la démonstration est superbe. On ne peut cependant s’empêcher de penser qu’il manque un petit quelque chose à NSFS-191 pour atteindre le statut de chef-d’oeuvre. Contrairement aux œuvres de Nagae flirtant parfois avec le film d’auteur, celles signées Tomitake Taro ne semblent pas vouloir s’inscrire dans une tradition cinématographique.
















