Que ce soit à l’occasion de DLDSS-177 ou JUQ-007, le réalisateur Kimura Hiroyuki nous avait habitués à des JAV romantiques. Ici, l’auteur si sensible s’attache à décrire dans tous les détails la terrible histoire de Iioka Kanako et de Yura Kana. Une mère et sa fille. Cette dernière est née d’un viol perpétré il y a bien longtemps. La jeune fille est désormais une jeune adolescente et comble de bonheur sa mère.
C’est alors que, contre toute attente, se manifeste le père. Et il ne s’est pas déplacé seul. Iioka Kanako assiste alors au viol de sa fille Yura Kana. Plus tard, les deux hommes n’hésitent pas à demander à leurs victimes d’assouvir leurs plus sombres instincts.
Une histoire triste à propos d’un fléau qui touche tous les pays et pas seulement le Japon puisque, en France, 80% des abus sexuels qui ont lieu durant l’enfance se déroulent au sein de la sphère familiale. Reste à savoir si un film pornographique est le meilleur endroit pour parler de ce sujet…
Kimura Hiroyuki, dont le talent pour livrer des images sensuelles n’est plus à prouver, compose ici des cadres soignés. Il met joliment en valeur les corps féminins et génère un érotisme subversif.
Au point que le réalisateur réussit la prouesse, ici dans ce chaos infernal, de mettre superbement en valeur le corps frêle de Yura Kana qui semblait pourtant définitivement reléguée à des JAV dégradants. Ces films se démarquaient par leur gratuité et la triste volonté de détruire l’idole. Ce n’est pas vraiment le cas de ce MIAA-907. Ainsi, le JAV démontre que, devant la caméra d’un excellent faiseur, l’actrice peut être superbe, malgré un contexte sordide.
Cela n’empêche pas le propos du film de s’avérer particulièrement tendancieux. Mélanger érotisme, violence et inceste questionne. Sur ce point, il sera même difficile de faire pire que ce final outrageant montrant les deux femmes enceintes, sous le regard des hommes se réjouissant de voir la famille s’agrandir…
Pour plus de moralité, on préférera peut-être DDK-214, également avec Yura Kana, mais plus honnête de par son nihilisme absolu qui ne cherchait pas à exciter son public.














