Takagi (Sannomiya Tsubaki) vient de donner naissance à son bébé, peu après le décès de son époux. Pour entériner ce changement de sa vie, Takagi emménage avec sa fille dans un nouvel appartement. La jeune veuve a également tiré un trait sur son métier d’enquêtrice, carrière qu’elle avait embrassée pour élucider le meurtre de son père survenu quinze années plus tôt. Désormais, Takagi souhaite faire de l’éducation de sa fille sa priorité. C’est pourquoi elle reçoit froidement un ancien collègue venu l’informer des progrès de l’enquête afin de la convaincre de reprendre son travail. Mais Takagi a définitivement tourné la page. Une fois seule, Takagi prend toutefois connaissance de la photo du présumé coupable que son ancien collègue avait déposée sur la table, et reconnaît le voisin auquel elle vient de confier la garde de son bébé…
Rassurez-vous, en débarquant en trombe dans l’appartement d’à côté, la maman apeurée ne va pas trouver Toru Ozawa au lit avec un poupon. Même dans le JAV, il y a des limites que les scénaristes ne sauraient franchir. En revanche, l’histoire que va développer ADN-722 sur cette introduction prometteuse tient bien du génie. Une réussite qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’un des chefs-d’œuvre du cinéma coréen, Oldboy réalisé par Park Chan-wook en 2003, toute proportion gardée évidemment. En effet, avec son suspens de tous les instants et un meurtre de sang-froid qui fait plonger le film dans le sordide lorsque la malheureuse doit regarder le visage de son collègue décédé au moment de son viol, ADN-722 ressemble plus à un thriller qu’à un drame.
Entre chaque révélation, ADN-722 ne fait aucune concession et livre des scènes pornographiques peu réjouissantes, il faut bien l’admettre, mais cohérentes puisque Sannomiya Tsubaki se retrouve désormais séquestrée chez le meurtrier de son père. Sans foi ni loi, le salaud exerce, en outre, un chantage inquiétant en menaçant de supprimer l’enfant. Takagi n’a donc pas d’autre choix que d’obéir, générant ainsi des séquences dramatiques tendues, parfaitement maîtrisées par le réalisateur Kitorune Kawaguchi. Il faut dire que le bonhomme est impeccablement secondé par deux acteurs à la hauteur, en particulier Toru Ozawa, véritable Robert De Niro du JAV.
Seule ombre au tableau, le scénario et ses coïncidences tout de même peu crédibles…















