Après le très ambitieux ADN-722 qui mettait en scène Sannomiya Tsubaki et Toru Ozawa dans une histoire de vengeance sordide, Kitorune Kawaguchi livre avec URE-131 une surprenante histoire, plutôt originale, mais surtout particulièrement intense.
Sukzuki se souvient de cette escarmouche au lycée avec un camarade de classe alors qu’il était avec ses parents. Ce qu’il ne sait pas, c’est que cette mésaventure a mis un terme à sa famille. En effet, Megumi (Maki Megumi) a rencontré et commencé une affaire avec le père de l’élève, un yakuza du nom de Kenya (Otsuka Gyokudo). Deux années ont passé et Suzuki vit désormais seule avec sa mère, qui continue d’entretenir sa relation, mais toujours en cachette. Suzuki découvre toute l’histoire à travers les vidéos coquines que Kenya enregistre sur le téléphone portable de Megumi…
Jamais Suzuki n’aurait dû connaître la vie intime de Megumi qui perd ainsi son statut de mère pour prendre celui de femme. Un constat d’autant plus dramatique lorsque, sur les vidéos, elle peine à répondre à Kenya au moment où il lui demande de faire un choix entre son fils et lui. Ainsi, la vie de sa mère ne tournerait pas autour de son fils, Suzuki ?
Une question dont la réponse pourrait faire l’objet d’un film d’auteur du 7e art. Mais Kitorune Kawaguchi travaille dans le JAV. C’est pourquoi l’intégralité de l’œuvre est truffée de scènes érotiques qui se suivent sans aucune pause et pour lesquelles Maki Megumi livre une prestation exemplaire. Tout le talent du réalisateur est d’être parvenu à transcender le statut de film X de son URE-131 pour, aussi, évoquer des sujets beaucoup plus difficiles en opposant amour maternel et affirmation de soi.



















