NSFS-432 s’inscrit dans la série de la maison des cocus et parvient, une nouvelle fois, à apporter son petit lot d’innovation.
D’abord, il convient de signaler que les moyens de production consentis pour cet épisode s’avèrent nettement plus élevés que pour les précédents. Par exemple, ici, l’élément déclencheur du fantasme de cocufiage de notre héros se révèle au commissariat du village. La bâtisse est modeste, certes, mais tout de même, saluons l’ambition.
Là, le couple au centre de l’intrigue du film et qui tient le restaurant du village est prié de prendre connaissance des photos indiscrètes retrouvées en la possession de ce bon vieux Yasuda Daikichi. Dans la série, on le reconnaît le bonhomme entre mille puisque c’est lui que l’on surprend dans chaque épisode avec des nouilles plein la bouche. Ici, les policiers sont convaincus que les clichés ont été pris aux dépens de madame. Et ils n’ont pas tort…
Le pervers s’en sortira avec un blâme. Le mari, pour sa part, découvre que les photos de sa femme, exposées de la sorte aux yeux des hommes, lui font un drôle d’effet au niveau de son bas-ventre. Tiens donc ! Troublé, le bonhomme fait des recherches sur le net et découvre qu’il n’est pas le seul malheureux à être touché par cette pathologie. Il existe même une auberge pour que des gens comme lui puissent mettre leur femme à la disposition de leurs compères. Et l’avis de madame dans tout ça ? Elle est d’accord ?
Dans NSFS-432, la réponse est : non. C’est vraiment en traînant des pieds que le personnage incarné par Hoshi Ameri s’exécute. D’ailleurs, c’est ici tout le sel de NSFS-432. Au simple contact de mâles en rut, madame ne va pas se transformer en délurée sexuelle et découvrir une nouvelle facette d’elle-même, totalement inattendue. Pour autant, nous n’allons pas assister à des viols à répétition pendant deux heures. L’opération est plus subtile. Tout n’est pas noir ou blanc. D’ailleurs, NSFS-432 reste une comédie. Toutefois, en ce qui concerne les séquences pornographiques, c’est tout de même le jeu nuancé de Hoshi Ameri qui permet à NSFS-432 de conserver un ton humoristique.
S’amuser, c’est bien. Mais cela n’empêche pas le réalisateur Nagae de dépeindre la loyauté entre les hommes, largement plus forte que celle qui fonde le mariage. Cet aspect de la masculinité est parfaitement démontré ici lorsque le mari cherche auprès des autres convives masculins des stratagèmes pour rendre docile son épouse. Plus tard, le personnage de Yasuda Daikichi refait surface lors d’une orgie… Penaud, il s’enquiert : “Si je participe, est-ce que je risque encore de me faire arrêter ? ” La réponse des hommes est unanime, il ne risque rien. Même si NSFS-432 reste une comédie, la dénonciation d’un système reste intéressante ici.
Le final haut en couleur offre un gangbang mémorable lorsque, finalement, l’épouse se raisonne. Lorsque son mari lui demande si elle est reconnaissante de son initiative, elle lui répond qu’elle ne voit pas pourquoi elle serait reconnaissante envers quelqu’un qui l’a livrée à une bande de pervers ? Pour ajouter, tout de suite après, que c’était tout de même agréable, mais qu’il ne fallait pas que cela se sache, sinon, elle mourrait de honte… Quoi qu’il en soit, le couple que l’on a alors sous les yeux a en tout cas tout d’un couple fusionnel.


















