JUR-389 propose une histoire basée sur les relations professionnelles complexes liant Maki (Houjou Maki), son époux et Ozawa (Toru Ozawa).
Maki est une femme talentueuse et ambitieuse. Malheureusement, après une erreur, tous les collègues se détournent d’elle. Son époux, pour lequel elle travaille, n’a pas d’autre choix que de se séparer de sa collaboratrice. Lorsqu’elle apprend que son mari mène une affaire extraconjugale, elle décide d’en commencer une avec Ozawa, président d’une entreprise concurrente de celle de son époux, qui accepte même de la salarier comme secrétaire. Certes, il s’agit d’une régression professionnelle, mais, peut-être aussi, une opportunité à saisir…
Ce court résumé ne fait pas vraiment honneur à la richesse d’une première partie montrant une Houjou Maki se débattant du mieux qu’elle peut dans un monde d’hommes, dicté par des règles de loyauté qui s’appliquent au milieu professionnel, mais pas seulement. En effet, si Maki trouve refuge chez Ozawa, c’est d’abord parce qu’elle le considère comme un mentor. En tant que tel, il sait qu’il ne pourra pas éternellement la conserver sous son aile, même s’il l’aime d’amour. In fine, il lui conseillera de le quitter et de retourner auprès de son mari qui l’a pourtant rétrogradée professionnellement…
C’est peu dire que JUR-389 offre une intéressante description des relations qui régissent les hommes et les femmes, sans sexisme, démontrant également que ces dernières peuvent être bien supérieures à ces messieurs.
Derrière la caméra, Nagae met lentement en route son film, s’attachant à présenter, le temps qu’il faut, chaque protagoniste afin que l’on puisse cerner au mieux leurs ambitions.
Sur le plan des séquences purement sexuelles, l’aspect spectaculaire des images est assuré par Houjou Maki et Toru Ozawa, deux ténors du X nippon, et ce, depuis belle lurette. Houjou Maki, par exemple, est en activité depuis 2006 et, sans conteste possible, l’une des plus grandes actrices de tous les temps dans le domaine. Son élégance naturelle imprègne chaque séquence, d’autant plus que, comme l’action se déroule dans les décors administratifs, costume cravate et tailleur sont de rigueur.
Comme si cela ne suffisait pas, Nagae s’offre même le luxe d’instaurer un climat encore plus sensuel lors de certaines séquences, telles que celle durant laquelle Maki étudie avec son patron et amant Ozawa le planning de la journée. Une fois arrivée à une plage horaire libre, la secrétaire continue sa lecture en décrivant ce qu’ils feront, ensemble, derrière les stores…
















