Dans NSFS-355, Goro en pince pour sa patronne interprétée par Tada Yuka. Pourtant, son supérieur ne le ménage pas. Les autres employés non plus d’ailleurs, n’hésitant pas à humilier leur collègue au point d’en faire leur souffre-douleur. À bout, Goro décide de se venger en faisant capoter un contrat liant la société à un client. Malheureusement, le plan ne va pas se dérouler sans accroc… En effet, lors d’un voyage d’affaires que Goro et Yuka entreprennent ensemble, la jeune femme subit un viol initié par le client et ses hommes, de dangereux mafieux. Sans scrupule, Goro va profiter que sa patronne a les yeux bandés pour minablement participer à l’agression… Lorsque Yuka découvre que son employé a participé au viol, les choses tournent au vinaigre…
NSFS-355 profite grandement de l’incroyable interprétation de Tada Yuka, parfaitement à l’aise dans la peau d’une femme meneuse d’hommes, mais aussi dans celle de la victime d’un terrible outrage. À travers son malheur, c’est aussi sa réussite qui se trouve remise en question. Yuka pensait être parvenue à devenir une femme respectée par les hommes. Mais ces derniers forment une classe à part entière, tragiquement solidaires de surcroît puisque les moins scrupuleux profitent même des agissements de ceux qui le sont moins.
Ainsi le viol subi par Yuka n’incarne finalement que le début de la chute de son personnage qui fait froid dans le dos. Qu’importe qu’elle soit plus talentueuse que les hommes, elle ne peut pas rivaliser avec leur force physique, ni avec leur malignité, magnifiquement personnifiée par Goro, pourtant un looser, tête de Turc du bureau.
L’histoire n’a rien de très originale puisqu’elle a déjà fait l’objet d’une adaptation initiée par le studio Nagae. NSFS-355 n’en est pas moins remarquable, eu égard à l’excellence de la réalisation.


















