Jamais en manque d’idées, Tomitake Taro propose avec NSFS-285 une nouvelle variation pour cette série populaire voyant le mari fan d’adultère livrer son épouse à des ouvriers du bâtiment…
Ici c’est Ichijou Mio qui devra tout de même attendre près d’une heure avant de devenir la reine du bal.
Auparavant, Tomitake Taro dévoile avec patience le stratagème imaginé par l’époux indélicat pour abandonner son épouse à des inconnus… Principalement, il s’agit d’inviter la jeune femme à passer le balai sur le palier jouxtant la cage d’escalier. Là, deux étages plus bas, les ouvriers se délectent de ce qu’ils peuvent entrapercevoir sous sa jupe… D’abord caché par un morceau de tissu, L’Origine du monde s’exposera plus tard sans retenue.
Pourtant le personnage joué par Ichijou Mio en a elle, de la pudeur.
C’est ainsi que l’intérêt de NSFS-285 s’articule autour de ses personnages. D’une part, le mari, un indélicat qui ne recule devient rien pour assouvir ses fantasmes. Y compris en donnant les clés de l’appartement, et donc de sa femme, aux hommes du bâtiment… D’autre part, l’épouse, obéissante, mais certainement pas consentante. Enfin, les ouvriers, menés par le toujours excellent Abe Tomohiro, quelque part aussi tous manipulés par cet homme en costume-cravate.
Le trio d’acteurs s’avère franchement fabuleux et l’histoire fonctionne parfaitement. Au point d’éveiller des questions sur les niveaux d’exploitation des individus dans nos sociétés modernes. En effet, le contexte se révèle propice avec cette épouse tout autant soumise à son mari issu de la classe moyenne qu’aux ouvriers. C’est peut dire que NSFS-285 concourt clairement dans la catégorie drame.
Toutefois, la beauté exceptionnelle de Ichijou Mio nous rappelle aussi que nous sommes dans un JAV. L’un des meilleurs, certes, mais un porno tout de même. Avec son lot de scènes X. Mais, même dans ce domaine, la mise en scène de Tomitake Taro brille par son audace. L’une des séquences les plus innovantes survient juste après le dîner, en fin de métrage. Entre la table et la gazinière, la jeune femme se fait prendre par les trois hommes tandis que son époux reluque la scène dans le même plan assis derrière la table. L’espace exigu dans lequel se déroule l’action torride symbolise finalement l’étroitesse du monde malgré ses strates sociales compartimentées.


















