Le studio Nagae Style est réputé pour ses scénarios peaufinés et NSFS-255 ne déroge pas à la règle.
Au bureau, Goro est le souffre-douleur. Un jour, la jolie Mai (Arisu Mai), qui s’apprête à épouser l’un de ses collègues, vient à son secours. Mal lui en a pris… Ce faisant, elle attire l’attention de Goro sur elle et devient “accessible”… Déjà, Goro imagine un plan pour s’approcher plus près. Comme il sait qu’il n’a pas le physique d’un jeune premier, il s’adresse à l’un de ses souffre-douleurs pour se faire aider.
Les ambitions des auteurs sont évidentes dès les premières images de NSFS-255, admirablement mise en scène par l’excellent Tomitake Taro. Nous avons même droit à l’emploi de stock-shots pour feindre le dépaysement de l’histoire dans une autre ville. Un élément certainement pas gratuit. En effet, ce voyage d’affaires permet d’isoler Mai, alors abusée par ses deux collègues.
Là, Goro permet à son collègue de mettre la belle dans son lit. En échange, Goro exige “simplement” de pouvoir se substituer à son camarade sous les couvertures… Un bandeau sur les yeux devrait permettre de tromper la pauvre Mai.
Le subterfuge dynamise l’action et permet à NSFS-255 d’innover en faisant passer l’aspect adultérin en retrait, même si la thématique revient lors du final pour faire sombrer le film dans la tragédie.
Par ailleurs, le scénario nous offre la possibilité de voir Goro dans un rôle différent, ou en tout cas bien plus élaboré que ceux dont il hérite d’habitude. D’autant plus lorsqu’il se trouve pris de remords.
À travers un développement qui combine ingénieusement film pornographique et film de machination, NSFS-255 se place dans le peloton de tête des productions Nagae, qui représentent déjà ce qui se fait de mieux dans le genre.


















