Dans MOON-016, la timidité de Riona (Minami Riona) la contraint à des relations sexuelles avec son conjoint dans la pénombre. Un soir, à la fin de sa journée, une coupure de courant plonge dans le noir le salon de thé où elle travaille. Là, à la seule lueur du téléphone portable, elle fait des confidences à son collègue qui l’emmène dans un Love Hotel.
Si vous ne vous intéressez à Minami Riona que pour sa plastique, passez votre chemin. Pour rester en cohérence avec le handicap de son personnage, toutes les scènes érotiques se déroulent dans l’ombre… Ainsi, MOON-016 est peut-être le premier porno japonais à ne pas avoir besoin de pixellisation… C’est une remarque exagérée, car la censure est bien présente, mais cela donne une idée du parti pris emprunté par ce JAV pas comme les autres…
Quoi qu’il en soit, la luminosité aura rarement été abordée de manière aussi particulière dans un porno. D’abord, sur le plan pratique, l’éclairage doit tout de même permettre de suivre les ébats… Mais surtout, MOON-016 suit l’évolution de Riona qui, au fur et à mesure qu’elle acquiert de la confiance, accepte que son compagnon augmente la luminosité de la chambre… À la fin de l’histoire, libérée après une nuit d’amour, leur dernière union s’achève sous la lumière du jour naissant qui perce entre deux rideaux…
Ainsi, MOON-016 poursuit fidèlement un schéma cohérent. Les trois heures de métrage, grandement composées de dialogues, laissent néanmoins beaucoup de regrets lorsque l’on ne maîtrise pas la langue.
MOON-016 reste, malgré tout, agréable à suivre grâce au naturel de ses deux interprètes et à l’excellente réalisation de Tanaka Bacon.


















