Dans MIMK-165, Izumi (Satsuki Mei) est bénévole dans une association qui distribue des repas aux sans-abri. Éduquée pour être polie et aimable, elle accepte avec bienveillance de donner son épaule à Sugiura (Bokki Sugiura), l’un des bénéficiaires des contributions de l’association. Le malheureux souffre du dos depuis un triste accident du travail, dit-il. Mise en confiance par cette révélation qui renforce le statut de victime de l’infortuné, Izumu ne se méfie pas non plus lorsque Sugiura lui demande de le masser… Isolée dans la cahute de l’asocial, Azumi appelle à l’aide lorsque son agresseur se montre trop insistant. Deux autres compagnons d’infortune de Sugiura rappliquent alors, et souhaitent bonne bourre à leur camarade. Ah, si seulement Izumi avait fait preuve de moins de naïveté, elle n’aurait pas perdu sa virginité de manière aussi sordide !
Quelque temps plus tard, c’est Tsunagi (Satsuki Ena) qui va faire les frais de sa niaiserie… Stunagi rêve de devenir chanteuse de jpop. Avec insistance, grand-mère clodo lui demande de lui montrer ses talents d’artiste. Après l’avoir éloignée du campement de l’association, la vieille clocharde apostrophe deux congénères et leur vend la jeune fille pour pas cher.
Dans la troisième partie de MIMK-165, Ren s’inquiète et se demande pourquoi Izumi est si morose depuis quelques jours. Il décide de suivre son amie en cachette un soir après l’office. C’est ainsi qu’il découvre que la jeune fille et Tsunagi sont désormais sous l’emprise des clodos qui disposent de photos compromettantes. Par négligence, le garçon se fait remarquer. Capturé à son tour, il doit subir la vision de Izumi malmenée par deux pouilleux crasseux. Mais le garçon n’est qu’au début d’une nuit d’horreur. En effet, voilà que les gueux font intervenir Tsunagi. Et, en imposant à la jeune femme de lui faire une fellation, les clochards réduisent le garçon à leur misérable niveau.
Certes, MIMK-165 se révèle plutôt grotesque avec son scénario grossier. Cela n’empêche pas le réalisateur Takarase Hironori de philosopher un chouia pour délivrer un constat terrifiant sur les hommes qui, crasseux ou non, sont tous des salauds.
Reste que chaque histoire est un monument de mauvais goût dont les principales victimes sont les SDF. Toutefois, l’ensemble ne doit pas être pris au sérieux. La controverse est systématiquement remise en question par l’aspect excessif des images que l’on ne peut prendre qu’au second degré. Un constat qui s’impose lorsque l’on découvre les acteurs portant postiches et perruques incongrus afin de s’enlaidir et faire illusion comme vagabonds. Le jeu excessif de Bokki Sugiura ou de la grand-mère clocharde accentue encore l’aspect outrancier de l’ensemble.
Malgré tout, force est de constater que la séquence durant laquelle Satsuki Ena se voit avilie par Goro et sa clique s’avère nettement plus réaliste et dérangeante que celle de Satsuki Mei…
Avec DASS-458, Takarase Hironori nous avait livré un exercice plus élégant. Ici, il démontre qu’il est à l’aise dans toutes les situations. Toutefois, les dialogues nombreux, les pensées en voix-off de Izumi ou les situations cocasses donnent lieu à une histoire intéressante qui aurait mérité, peut-être, un traitement plus sérieux.

















