Dans MIAB-204, Nakata (Ippei Nakata) a besoin d’un stimulus pour faire l’amour à sa femme Hinako (Mori Hinako). Sans le lui dire, il lui fait avaler des somnifères. Une fois son épouse inconsciente, le malotru met en scène des scénarios afin d’abuser d’elle… Certains font intervenir des inconnus…
La thématique évoque quelque peu celle utilisée par MIAA-604, où le personnage incarné par l’adorable Ichika Matsumoto était prostituée par son père. Celui-ci, (bienveillant !) droguait préalablement sa progéniture pour lui éviter de futurs traumatismes. Le sujet de MIAB-204 s’avère néanmoins bien différent, même si le ton employé pour l’occasion se révèle toujours aussi sombre.
La particularité de MIAB-204 réside dans l’usage astucieux de séquences savoureusement déjantées. Comme lorsque la jeune femme, une fois éveillée, s’étonne qu’un étrange liquide s’écoule de son vagin. Plus tard, le mari n’hésite pas à prêter main forte en tenant la tête de sa chère et tendre afin qu’elle puisse gober les membres virils qui se présentent à elle…
L’immoralité de l’affaire est évidente mais pourrait s’expliquer par un adultère dont se serait rendue coupable madame quelque temps plus tôt…
Un prétexte abusif, mais motivant aux yeux du mari une séquence finale pleine de symboles revisitant la nuit de noces. Là, quatre inconnus sont invités à s’emparer de la belle endormie, vêtue d’une robe de mariée, sous les yeux de l’époux. Au fond de la chambre nuptiale, un poste de télévision projette une vidéo souvenir de l’heureux mariage.
Plutôt dépressif, MIAB-204 échoue à dépasser son statut de film porno déviant. La construction du cheminement psychologique du personnage de Ippei Nakata s’avère en effet bien trop succincte.













