Dans un futur pas si éloigné, les riches bénéficient désormais d’un droit de cuissage. En effet, grâce à un coup de pouce consenti par des politiques complices, les privilégiés peuvent désormais librement choisir leur épouse. Le gouvernement autoritaire du Japon a mis en application cette loi, soi-disant pour infléchir la courbe des naissances. À moins que cela ne soit pour la fléchir… Hum, est-ce que cela change quelque chose ?
Quoi qu’il en soit, Mei (Itsukaichi Mei) reçoit une lettre émise par un certain Oshima (Takeshi Oshima). Celui-ci enjoint la jeune et jolie jeune femme à se présenter séance tenante à son mariage. Le frère de Mei, qui travaille dans l’entreprise du riche magnat, n’en revient pas. Et se mord désormais les doigts d’avoir présenté sa sœur au nabab.
Reste que DASS-460 arrive à point nommé pour nous rappeler que la fonction principale de tout État est de réguler les injustices. Toute autre action prise en son nom n’est qu’abus de pouvoir. C’est donc en tant que citoyens solidaires que nous partageons le funeste destin imposé à la douce et jolie Mei. Solidaires, mais pas insensibles, car il faut bien avouer que la promise s’avère franchement désirable, en particulier dans sa robe de mariée.
D’ailleurs, la première partie de jambes en l’air se déroule juste après la cérémonie. Oshima doit débarrasser Mei de son accoutrement, ce qui va lui prendre plusieurs minutes, jamais ennuyeuses. Et c’est fascinés que nous assistons à ce strip-tease forcé qui permet de dévoiler progressivement les atouts magnétiques d’Itsukaichi Mei.
Les séquences suivantes permettent à Takeshi Oshima de donner corps à un type franchement détestable. Il surjoue, certes, mais les expressions siéent bien à son personnage. Convaincu de son bon droit, il manipule émotionnellement la jeune femme, comme lorsqu’il la gronde parce qu’elle ne marche pas assez vite à quatre pattes. Puis, le goujat console finalement la pauvre fille quand elle obéit sagement en faisant passer une fellation pour une récompense…
Bref, difficile de ne pas voir dans DASS-460 une accusation dirigée envers les classes dominantes paternalistes, à la fois séductrices et répressives…















