CAWD-539 est un superbe JAV qui démontre une nouvelle fois les multiples facettes du genre, cette fois-ci aux sombres tonalités.
Natsu (Hinata Natsu) vit dans une famille brisée. Le père trompe sa femme. La mère se lamente constamment, d’autant plus que son fils, Yudzuru (Yuki Yudzuru), souffre d’un problème de sociabilisation et passe le plus clair de son temps dans sa chambre. Taciturne, il ne parle jamais.
En cachette, il entretient des relations incestueuses avec sa sœur.
Régulièrement, il frappe au mur qui sépare leurs chambres ; Natsu comprend alors qu’il est temps de le rejoindre sur sa couche…
Natsu effectue son sacerdoce pour apporter un peu de bonheur à son frère. À chaque fois, une sensation de fatalité se dégage clairement des scènes X. Pour souligner la tristesse de l’ensemble, les scènes sont tournées dans la pénombre. Si, parfois, les corps nus sont baignés de lumière, les enveloppes agissent alors sans plaisir, mécaniquement. Ce sacrifice concédé par Natsu n’a cependant rien à voir avec l’amour et donne plutôt l’impression de symboliser son statut de femme, c’est-à-dire celui d’esclave sexuelle.
De l’autre côté, la fuite du père ne génère rien de constructif, poussant la mère dans une dépression de plus en plus profonde au fur et à mesure qu’avance le film. C’est toute une famille qui s’est laissée déborder par la maladie du fiston. Et qui sombre petit à petit.
À ce titre, les figurants qui interprètent les parents s’avèrent excellents. Ils participent activement à la construction de l’ambiance dépressive dans laquelle baigne CAWD-539.
Si les scènes de sexe sont déprimantes, CAWD-539 apportera malgré tout à l’amateur de porno ce qu’il est venu chercher. Le film fait l’impasse sur les gros plans vulgaires et préfère les coupes de profil, sobres. Dans ces tableaux, l’idole est, malgré le contexte, incroyablement belle. Frêle et fine, Hinata Natsu est certes parfaite pour le rôle mais également terriblement sexy.
En s’appuyant sur d’excellentes acteurs et en filmant avec justesse, eu égard au contexte, la plastique irréprochable de Hinata Natsu, Maeda Bungou réussit donc un joli équilibre entre drame social et film pornographique.
















