ABF-091 débute comme un drame lycéen japonais semblant tout droit sorti d’un hentai…
Continuellement harcelé, un garçon décide d’en finir une bonne fois pour toutes et donne rendez-vous à ses tourmenteurs sur le toit du lycée. Bien décidé à leur montrer de quel bois il se chauffe, il se jette sur les salauds le poing levé… Coupez ! L’image suivante dévoile le même garçon gisant sur le bitume. Sous la pluie battante en pleine nuit. Le plan ne s’est pas déroulé comme prévu.
Le garçon n’est autre que Yuta Aoi. Celui-ci nous gratifie souvent de JAV ambitieux, sortant des sentiers ultra rabattus d’un genre sans surprise. C’est l’espoir que l’on pouvait porter en AFB-091. Malheureusement, une fois Aoi recueilli par la douce Yuu (Rukawa Yuu), ABF-091 dévoile une histoire sans surprise… Ainsi, la vue des vêtements imbibés d’eau de la belle se révèle une irrésistible vision qui permet à Aoi de faire ses avances… La nuit sera chaude… Cependant, un garçon capte les ébats en vidéo. Il menace de dévoiler les images si la fille refuse de prendre part à ses lubies érotiques. La suite, qui se déroule dans une chambre d’hôtel, trahit les ambitions de départ de ABF-091 qui se transforme alors en vulgaire gonzo.
Heureusement, ABF-091 accroche à nouveau des ambitions plus louables dès que le personnage de Yuta Aoi surgit dans le script. Aoi ne se doute de rien. Pourtant, il doit se rendre dans une impasse peu rassurante. Là, il découvre sa petite amie au centre d’un terrifiant gang bang. La séquence se révèle d’autant plus sordide que la jeune femme, alcoolisée, montre de l’enthousiasme à servir de défouloir à presque tous les garçons de la classe. Le final, franchement cynique, révèle le pauvre Aoi découvrir que le Mal vainc toujours à la fin. Ses espoirs d’amour tendres ont été emportés par la pluie.
À la réalisation, Suga Pacino n’en démontre pas moins des talents évidents. Ne serait-ce que dans l’éclectisme des situations… Puisque l’on passe d’une séquence sensuelle, à une autre moins consentante, pour finir en apothéose avec un redoutable gang bang des familles.
Et au centre de ce maelström, Rukawa Yuu, toujours sublime et élégante : la classe !















