Pour suivre son mari muté dans un nouveau secteur, Yumi (Yumi Kazama), dont le métier est enseignante, change d’école. Lors de sa prise de poste, le directeur de l’établissement (Itagaki, dans un tout petit rôle), se montre très évasif sur la classe dont elle doit hériter. Très rapidement, Yumi découvre la raison de l’embarras de son responsable. Avec dix bonnes minutes de retard arrivent deux élèves retardataires, joués par Shiradama Dengo et Tomohiro Abe. Depuis plusieurs décennies, ils ne cessent de redoubler la classe. Dépités, ils ont lâché. Yumi parviendra-t-elle à les aider à décrocher leur diplôme de fin d’études ?
Ne faisons pas durer un suspens intenable, la réponse est oui et les deux cancres sauront, à la hauteur de l’exploit, se montrer reconnaissants envers leur professeur. En attendant, on aura droit à plus de deux heures de péripéties franchement absurdes truffées de quelques séquences d’anthologie. Comme lorsque les deux zigotos débarquent en classe avec un look du siècle précédent. Ou que Abe, désormais trop vieux pour suivre les cours de sport, subit une crise cardiaque qui n’est pas loin d’avoir sa peau. Le combat que se livrent sur le toit de l’école les deux éternels amis – parce que Abe a finalement décidé d’avoir son diplôme et que Dengo craint de se retrouver seul – n’est pas piqué des hannetons non plus…
Plus qu’une comédie, JUR-637 est aussi une jolie fable sur l’importance de la réussite scolaire, mettant en avant le rôle des professeurs, mieux placés que quiconque pour épauler, comme il se doit, les élèves en difficulté.
Enfin, JUR-637 se révèle également une occasion rêvée de retrouver un monument du JAV, Yumi Kazama, toujours aussi exquise à bientôt cinquante ans. Par ailleurs, en faisant d’elle un professeur plus jeune que ses élèves, JUR-637 s’offre, cerise sur le gâteau, l’occasion de faire un joli pied de nez au jeunisme.


















