IPZZ-033 raconte une soirée entre copains qui se termine en gang bang général, ou presque… Momonogi Kana se retrouve seule avec une demi-douzaine d’amis qui apprécient beaucoup cette jeune fille douce, timide et jolie. La soirée agréable se termine. Kana hérite du lit de la seule chambre tandis que deux garçons prennent place au pied de la couche. Au bout de quelques minutes, l’un d’eux ose une approche, qui n’est pas repoussée par la belle. Une fois l’affaire terminée, Kana prend la direction de la salle de bain… Là, un autre camarade l’attend… Visiblement, Kana ne sait pas dire non.
Les deux thématiques de IPZZ-033 sont la soirée entre amis qui tourne en gang bang certes, mais aussi la question du consentement. À quel moment l’expression du « non » est-elle sincère ? Dans la vraie vie, il l’est de fait. On ne cherche pas à savoir si la fille dit « non » tout en pensant au fond d’elle-même « oui ». Dans le porno, la réponse est bien différente puisque l’on va chercher le consentement.
Quoi qu’il en soit, il est bien dommage que le réalisateur Maeda Bungou n’ait pas, quant à lui, cherché à questionner son sujet. Il manque quelque chose à IPZZ-033, une petite analyse pour aborder la thématique, même superficiellement. À moins de faire preuve de cynisme… En effet, on notera que le seul ami véritablement amoureux de la belle, joué par Ken Matsumoto hardeur bien connu du milieu, est aussi le seul qui ne participera pas au gang bang…
En l’état, IPZZ-033 reste terriblement accrocheur parce qu’il traîne agréablement sur les scènes anodines. Le garçon qui essuie avec un mouchoir le sperme qu’il a laissé sur les seins de Momonogi Kana, les discussions entre amis du début du métrage, Momonogi Kana qui se rafraîchit entre chaque partie de jambes en l’air, le va-et-vient dans le studio pendant que certains dorment et d’autres continuent de faire la fête… Jusqu’au retour des amis chez eux… Les regards en disent long sur comment il convient de gérer ce qui s’est passé…
Le gang bang intervient après 90 minutes de scènes de dialogues et pornographiques filmées à la sauvette. La séquence révèle alors un joli corps. Usant de quantité de plans larges, le film exploite judicieusement le décor banal du salon pour mettre en valeur le jeu qui s’installe entre les différents individus présents.
















